15 février 2016

Frida


Bonjour mes petites libellules artistiques, 

Je ne crois pas vous en avoir déjà parlé par ici, mais depuis fort longtemps, j'admire beaucoup le travail de Frida Kahlo, célèbre artiste Mexicaine. Remarquez, je n'admire pas que son travail, mais aussi sa force de vivre et d'avancer face aux épreuves. 
Je suis actuellement entrain de lire "Diego et Frida", une biographie du couple racontée par J.M.G. Le Clézio, conseillée par Les femmes qui lisent sont dangereuses (actuellement au Mexique d'ailleurs !). Et du coup, je pense re-re-re-re-re-re-re-re-regarder le film "Frida" de Julie Taymor avec Salma Hayek dans le rôle principal.

Frida est officiellement née en 1907, mais en 1922, elle falsifie sa date de naissance pour 1910, année du début de la Révolution Mexicaine. En 1929, elle se marie au peintre Diego Rivera, qu'elle aime et admire depuis qu'elle a une douzaine d'années. Elle s'engage dans le parti communiste et décide de vivre sa vie comme elle l'entend, pas comme la majorité des femmes mexicaines de l'époque : elle rêve de voyages, d'études, de plaisir et surtout de liberté. Un petit côté féministe avant l'heure... Mais, si j'aime ce côté féministe de Frida, ce qui me fascine le plus, c'est son éternel engagement pour la vie.

En effet, à l'âge de six ans elle développe une poliomyélite. Puis, à l'âge de 18 ans, elle est victime d'un grave accident de bus : son abdomen et sa cavité pelvienne sont transpercés par une barre de métal, elle a 11 fractures à la jambe droite, son pied droit est cassé, son bassin, ses côtes et sa colonne vertébrale sont aussi brisés et son épaule est démise. Elle reste alitée pendant trois longs mois, puis un an après l'accident elle doit porter pendant neuf mois des corsets de plâtre, car l'une de ses vertèbres lombaires est fracturée. En 1930, elle fait une première fausse couche, suivie d'une seconde en 1932 et d'une troisième en 1933. En 1935, elle découvre que son mari entretient une relation avec sa soeur. Elle divorce trois ans plus tard, pour se remarier avec Diego en 1940. Entre temps, elle développe une mycose à la main droite et ressent toujours plus de douleurs dans la colonne vertébrale, jusqu'à ce qu'elles l'obligent à porter un corset de fer. En 1946, elle subit une opération chirurgicale de la colonne mais il y a des complications et elle doit faire une nouvelle opération. Elle en subira sept au total. En 1953 elle se voit amputée de la jambe droite jusqu'au genou, puis elle attrape une grave pneumonie qui la tuera. Et c'est sans compter les longs moments de solitude dans des pays et des villes qu'elle déteste, lorsque Diego doit peindre des fresques. Et la dépression qui la touche dans les dernières années de sa vie.

 
Pourtant, malgré toutes les blessures de la vie, elle continue de poursuivre son bonhomme de chemin, peignant pour "alléger" son quotidien. Pourtant elle reste une personne heureuse, joyeuse, en tous cas en apparence. Et c'est ça, cet amour de la vie malgré les coups, qui me fascine tant chez ce petit bout de bonne femme. Et sa peinture, toujours criante de vérité, qui m'a accompagnée tout au long de la mienne. Le tableau qui me touche le plus est probablement "La colonne brisée", il me touche beaucoup car il est représentatif d'une partie de ma vie. Même si mes douleurs sont morales, c'est parfois ainsi que je me sens.



Mais ces quelques mots sur un ordinateur ne vous donnent pas l'étendue de la vie colorée de cette artiste fondamentale. Pour en découvrir plus, vous pouvez regarder l'excellent film de Julie Taymor, qui s'appuie sur des faits vus dans diverses biographies. Les décors sont somptueux, Salma Hayek est époustouflante et la musique absolument géniale. Vraiment. Et c'est une magnifique façon de découvrir les tableaux de Frida Kahlo.

Et n'hésitez pas non plus à découvrir les mots de Le Clézio qui sont bien choisis et passionnants, même si sa biographie est plus centrée sur Diego que sur Frida.

Je vous laisse avec la belle chanson "La llorona" de Chavela Vargas, que j'adore... 


7 commentaires:

  1. J'aime beaucoup son travail et son traitement des couleurs qui me fait penser au Douanier Rousseau avec des fonds très monochrome. Même si Rousseau travaillait principalement la faune et la flore ! Un petit coté Dali aussi chez Khalo.

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    1. Oui, c'est vrai qu'elle fait effectivement penser au Douanier Rousseau, je n'avais jamais fait le rapprochement :)

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  2. Nous avons un point commun ; je suis moi aussi fascinée par Frida, je trouve ses peintures superbes même si elles sont loin d'être joyeuses, mais forcément elle en a bavée et c'est une résistante, je veux dire avec tout ce qu'elle vivait, cette douleur physique qui devait l'accompagner jour après jour, ça ne devait pas être facile tous les jours (même jamais sans doute). Bon week end

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    1. Cette femme était véritablement prodigieuse à mes yeux. Et des fois, quand je n'ai pas trop le moral, je repense à sa vie et je me dis que c'est pas grand chose finalement ^^

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  3. J'aime beaucoup aussi ! Il y a eu un biopic de cet artiste avec Salma Hayek, assez crédible dans le rôle : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29082.html

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    1. Oui, j'adore ce film, j'en parle à la fin de l'article ;) (d'ailleurs la chanson en fin d'article est justement tirée du film ^^ )

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  4. J'ai un peu "grandi" avec Frida que ma mère hispanophile adore. Elle m'a suivie jusque pendant mes études, je lui avais consacré un papier dont je ne me souviems pas vraiment maintenant. Je suis beaucoup plus sensible à son oeuvre qu'à celle de Diego. Le film est une vraie réussite et j'aime aussi "La Llorona" :) J'avais lu une autre biographie en espagnol mais je n'arrive pas à me souvenir de l'auteur. Il faut que je remette la main sur ce livre, je le relirais bien volontiers.

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Merci pour vos petits mots les libellules, c'est toujours un plaisir de vous lire !